mardi 28 juin 2016

Étape 8 : Le Vuache

Étape 8 : Farges - Chaumont / Le Vuache, 22,5 kms, 7h30 sans les pauses repas.

Départ de bon matin de Farges, direction Collonges par la forêt, puis descente en direction du Rhône, que nous traversons par le pont Carnot. C'est le point le plus bas de ce tour du lac, à 338 m.

 


Le Rhône et le sommet au Nord du Vuache où nous serons 2 petites heures plus tard.


Puis nous montons jusqu'au village de Chevriez, pour faire le plein d'énergie avant la montée jusqu'à l'Oratoire de Ste-Victoire, en haut du Vuache, au nord. C'est un chemin de procession religieuse, donc il est entretenu, mais c'est de nouveau une montée raide raide.



On est content d'arriver à l'Oratoire sur le coup de midi, mais ce n'est pas là que nous prendrons notre pause déjeuner : nous y sommes accueillis par deux classes de CE 2, ça cours et ça joue et ça vit, mais ça crie aussi et il y a peu de place. Alors que nous nous apprêtons à continuer notre chemin un peu dépités, la maîtresse nous apostrophe : "vous ne voulez pas rester prendre votre déjeuner ? C'est un coin si tranquille 😉 !"

En route donc, à travers la forêt, qui par moments ressemble à une jungle. Mais je n'ai pas pris ma machette ! Par contre, le panorama, quand on l'aperçoit est superbe !

Si on regarde bien, on voit le jet d'eau !



Nous déjeunons au chalet de l'écho du Vuache, bonne surprise, vu qu'il ne figurait pas sur la carte !





Nous poursuivons jusqu'au sommet du Vuache, puis c'est la descente sur Chaumont, qui est aussi une étape de Compostelle.
L'altitude exacte du sommet varie considérablement selon les sources !


Jolie arrivée à Chaumont ;)

lundi 27 juin 2016

Étape 7 : Feigères - Feigères

Étape 7 : Feigères - Feigères, 19,4 kms en 7h35, sans la pause de midi.

Après 2 jours de répit pour mon genou, et un peu de navigation, me voilà repartie. J'aurai sans doute du prendre 3 semaines de vacances si je avais voulu faire le tour du lac d'une seule traite, mais celles-ci étant précieuses, ça n'était pas vraiment une option. Par contre, j'ai vraiment envie de faire le chemin des balcons du Léman de façon continue.

Ce qui fait que me revoilà à Feigères pour remonter le sentier des Chezérans. La première partie est terrible. On dirait que des sangliers ont saccagé cette forêt. Le sentier est introuvable. Impossible aussi de trouver un balisage qui ne soit pas celui des bucherons. Je termine cette première partie en traçant tout droit dans les broussailles.

Je trouve la seconde partie après quelques allées et venues sur le chemin transversal. Bien balisé et d'une pente encore agréable. La troisième partie est plus rude, toujours bien balisée, mais la pente est vraiment raide. Heureusement, le soleil est un peu plus timide juste dans la partie la plus dure. Merci mère nature. Après deux heures et demie, je suis au Gralet. Ça me semble assez correct, vu que je viens de monter de 800 m sur 2 kms.

Au Gralet, je constate ce que je subodorais déjà. L'autre jour, nous faisions 5 minutes de plus sur ce chemin et nous arrivons à une descente en pente douce jusqu'à
Farges, sur un tranquille chemin forestier.

Bon, on dira que cette grimpette aura fait du bien à mon système cardio-vasculaire ;) et comme ça je ne prends pas de raccourcis sur les balcons. D'ailleurs quelqu'un m'a dit que cette partie était effectivement particulièrement hard. Je ne sais pas si c'était juste pour me faire plaisir, mais en tout cas ça m'a fait du bien de l'entendre.

Ensuite, direction La Poutouille, que j'atteins après 4 heures de marche pour ma pause déjeuner. C'est à nouveau un joli sentier cheminant entre forêt et prairie.


 




La pause à la Poutouille est agréable. Refuge non gardé au confort sommaire, disait le net. Mais il a quand même été chauffé récemment, et vu que le temps se couvre, c'est parfait.







Ensuite, jolie descente tranquille en passant par le Col du Sac. Le chemin forestier est joli et facile, sauf la des bucherons indélicats ont détruit le chemin, mettant la roche à nu, ce qui rend l'exercice périlleux.





Puis je fais une petite pause au Pré Bouillet, joli refuge avec encore un abri sommaire, et une vue magnifique.













Puis c'est la descente sur Farges, au cours de laquelle je bifurque pour retourner chercher ma voiture à Feigères. Le balisage est extrêmement bien fait sur ce tronçon.

Je croise encore cet animal mystérieux :



Et juste avant d'arriver, je découvre encore dans une clairière cette jolie pierre à niton.



Merci de m'avoir lue ;)

vendredi 24 juin 2016

Étape 6 : Crozet - Feigères

Étape 6 : Crozet - Feigères, 12,5 kms en 7h30.

Étape dure, dure. Normalement, l'idée était d'aller jusqu'à Farges, mais il nous a paru plus prudent de nous arrêter avant. Je ne sais pas si c'était vraiment une si bonne idée, mais sur le moment ça paraissait juste.

Réveil à 6:00, départ à 7:30, jusque là rien de particulier. La première montée jusqu'au Grand-Crêt, se passe facilement. Nous enchaîne sur le Crêt de la neige, puis sur le Reculet.







Rien à signaler jusque là, nous avançons bien. Au Reculet, un coureur nous indique une petite grotte a visiter pas loin, dédiée au saint local.



Nous nous mettons en route. Et là, on dirait que nous passons dans un espace-temps parallèle. Le GPS semble incapable de nous situer correctement. Bien que nous avancions régulièrement, impossible de dire précisément quel sommet correspond à quel point de la carte papier, qui semble vraiment insuffisante. Après chaque point remarquable sur la crête, nous espérons trouver le chemin qui nous amènera à la grotte. Sauf qu'il est impossible de dire si c'est devant ou derrière nous qu'elle devrait se trouver.



Les descentes sont hyper raides, et avec les sacs, nous craignons la dérupe et avançons avec une extrême prudence. Et nous ne savons toujours pas exactement où nous sommes. L'impression de ne pas avancer, ou d'avancer à l'envers... vraiment bizarre. Et fatiguant.

Les crêtes sont époustouflantes, néanmoins.



Enfin ! Un panneau indicateur ! Sauf que nous ne sommes pas du tout la ou nous pensions😵.

C'est là qu'un peu découragés, nous nous décidons à prendre le sentier des Chezérans pour redescendre en plaine.
Le début est adorable. Nous traversons une prairie, puis entrons dans une forêt que j'appellerais bien la forêt des druides, car des blocs de pierre y semblent avoir été déposés comme des menhirs.

Puis ça devient raide. Raide, humide et glissant. Et les moustiques attaquent.
Ça fait du bien d'être à l'ombre, mais l'humidité est étouffante.
Il faillait bien que ça arrive, je me plie le genou dans la descente. Aie.

Puis nous arrivons à un bout plus plat. À part les moustiques, c'est idyllique. Les feuilles mortes humides sentent bon l'humus, et cette forêt me fait penser au Tessin de mon enfance, les palmiers en moins.



Une fois en plaine difficile de résister à la fontaine du village de Feigères, dont l'eau est glacée. Content d'être arrivés, bien que probablement, au vu du temps qui passe à toute vitesse, il me faut une nouvelle stratégie de tour du lac. Balcons en continus à tout prix ? Ou trouver un compromis, et par exemple sauter le Vuache et essayer de faire plutôt la partie alpine ? La nuit porte conseil, dit-on.

Étape 5 : Col de la Faucille - Crozet Refuge de la Loge

Étape 5 du 23 juin : Col de la Faucille - Crozet, Refuge de la Loge. 12 kms, 5h30 sans la pause de midi.

Petite étape aujourd'hui, mais de nouveau un profil de marche sympa, et surtout nos sacs se sont considérablement alourdis. On part avec de la nourriture pour 2 jours, de l'eau, les sacs de couchage. Environ 10 kg pour le mien. Ce n'est encore rien par rapport à ce que je devrais porter l'année prochaine, mais il faut quand même s'habituer progressivement...

Départ direction le Montrond, ça monte, mais le ciel bleu est magnifique!







C'est beau, tout de même ! Et nous bénéficions d'une magnifique vue sur le Mont-Blanc.



Après le Montrond, direction le Colomby de Gex, où nous déjeunons.




L'autre truc, c'est le choc thermique ! On est partis tard, mais sur la fin de l'après-midi, ça tape 😠 et les descentes ne sont pas douces pour les articulations...



Enfin, nous arrivons au Refuge de la Loge au Col du Crozet. Nous y sommes accueillis par Laos, un magnifique berger australien de 11 mois, en l'absence de Frank et Cathy, gardiens de ce lieux.



Nous y mangeons un excellent souper, avec un groupe de 6 suisses-allemands, qui ont l'air bien plus rompus que nous à ce type d'exercices.


Puis j'assiste à un superbe coucher de soleil, et c'est l'heure de l'extinction des feux.

mardi 21 juin 2016

Étape 4 : Saint-Cergue - Col de la Faucille

Étape 4 : Saint-Cergue - Col de la Faucille, 21 kms, 8h30 sans la pause repas.

Joyeux solstice d'été ;) Est-ce que je vous ai parlé de mes vacances "randonnée d'été" en Suisse? En voici un aperçu :



Au départ de Saint-Cergue, une passante nous interpelle : c'est pas un temps pour randonner, ça ! C'est vrai, mais si on attend la fenêtre météo ad hoc, on est pas encore partis. Et on ne risque pas d'avoir trop chaud, au moins.

Comme hier je n'ai pas entièrement perdu ma journée, j'ai aussi été acheter des chaussures de trail ultra-légères, 2 tailles en dessus de ma taille habituelle, autrement, les cloques, ça serre ! Aujourd'hui je les inaugure, c'est sûr !

Direction la Dole, il nous faut environ 3h1/2 pour atteindre le sommet, dans le brouillard. Comme les photos donnent blanc sur blanc, voici un peu de couleurs.





Nous ne croisons qu'un autre couple de randonneurs de la journée... Eux aussi se sont dit qu'il valait mieux ne pas attendre, et qu'au moins, les risques d'orages seraient faibles aujourd'hui. Quand on est dans la pluie et le brouillard en haut d'une montagne, il vaut mieux positiver;)

Nous nous faisons notre repas de midi installés sur des pierres à l'abri du vent.



Puis nous attaquons la descente. C'est glissant. Une fois en bas, à la Vattay, problème: le chemin balisé Balcons du Léman est interdit au public. Nous passons quand même. Il y a de quoi le fermer pour des raisons sécurité, mais je crois que c'est surtout une question de protection de la faune. C'est hyper raide et glissant, car tout est détrempé.



Et cette image ne rend pas compte de la pente, vraiment. Et on aimerait pas devoir la redescendre. Du coup, une fois en haut, un examen attentif de la carte me fait préférer ne pas prendre le chemin des crêtes et éviter Notre Dame des neiges. Il faudra revenir...

Puis c'est la descente sur le col de la Faucille. On est content d'arriver. Parce que si le GPS dit 21 kms, le profil de marche c'est ça :



Ce qui fait à peu près 35 kils-efforts! On est quand même un peu fiers... et la fondue à l'ail des ours passe vraiment bien après ça. Merci à ma maman ;)
Merci de votre attention.

lundi 20 juin 2016

Étape 3 : Vich - St-Cergue

Étape 3 : Vich - St-Cergue, 8,2 kms, 2h45 avec les pauses.

Aujourd'hui, c'est un Nero (near zero day), un jour où on fait très peu de kms. Je crois qu'en dessous de 10 miles/16 kms, c'est un Nero. Bon, heureusement, on ne compte pas les kils efforts, parce que le profil de marche, c'est ça :



Départ tranquille de Vich, près du Château-Grillet. C'est à 500 m à vol d'oiseau de là où j'ai rebroussé chemin hier, donc je ne me sens pas l'obligation de patauger dans la boue 20 min pour être sure d'avoir un cheminement en continu.

Direction Genolier, donc, à travers le joli bois de chênes. Ça n'est pas trop boueux, et je suis sûre que j'apprécie plus cette jolie réservé de faune que si j'avais forcé hier soir sous la pluie.



Puis au détour du chemin, oh, un joli torrent, et, oh surprise, le chemin aussi en est presque un.



Je reste positive, et je me dis que toute cette eau, qui coule à flots, est mieux en bas de la montagne qu'en haut, en ce qui me concerne.





Après Genolier, joli chemin forestier, qui, miracle, est relativement sec ! C'est agréable de cheminer à l'ombre. Et le balisage des sentiers pédestres en Suisse est vraiment top.  Le paysage se transforme progressivement, et en seconde partie de montée, on remarque vraiment qu'on est dans le Jura.  Calcaire.

Le chemin suit sur un bout été tracé de la ligne de chemin de fer, et en contrebas, c'est raide. Puis elle le longe sur le dernier bout, et la caillasse fait mal aux pieds.
Je suis contente d'arriver à Saint-Cergue : je suis montée de 1000 m, et il fait frais !

dimanche 19 juin 2016

Étape 2 : Yens - Vich



Étape 2 : Yens - Vich, 23 kms, 8h, dont une heure et quelques de pause.

Ce matin, la mise en route est dure dure. Je dors tard (8h20), faut croire que j'en avais vraiment besoin ! Ensuite, je loupe mon bus, ce qui fait que je suis bonne pour prendre un train plus tard.
Bon, ça me donne le temps de m'occuper de mes cloques. Je vais devoir réhabiliter la méthode du fil, je crois, car le simple perçage n'a pas été efficace.

Me voilà donc à Yens, à 11:30. Heureusement que les jours sont longs, parce que je suis pas encore arrivée ! Le démarrage est laborieux.



Les village de la côte sont adorables et les paysages superbes. Je m'abstiens de faire ma touriste japonaise, sans quoi je n'avancerais jamais! Il pleuvinne, mais rien de grave.




Il semble vouloir avoir une conversation avec moi, car il piaille dans ma direction et  me devance d'un arbre ou deux à chaque fois. En tout cas, il semble vraiment vouloir me dire quelque chose. Mais je n'ai pas le traducteur intégré, et ne veux pas m'arrêter pour méditer afin de le capter. Je ne suis pas très assidue comme méditante ces temps. Est-ce que ça m'aurait aidé à le comprendre ? Je n'en sais trop rien. Quel dommage que nous autres humains soyons si absorbés par nous-mêmes que nous ne puissions nous arrêter pour discuter avec les autres créatures peuplant cette planète.

Un amer remarquable ! Ah non, c'est pas le bon setting ;)

Après Aubonne, je suis encouragée par le panneau qui indique que Rolle n'est qu'à 6 kms, et quelque part dans la montée sur le signal de Bougy, je trouve mon rythme. Heureusement, car dès que je suis posée sur la terrasse, ce sont des trombes d'eau qui s'abattent sur nous. Les gens courent dans tous les sens, pendant que je m'installe tranquillement sous un auvent pour sécher mes pieds, et étudier la suite de l'itinéraire.


C'est des bons souvenirs, le signal de Bougy, la dernière fois que j'étais là, c'était pour la marche sur le feu ou le "secret de la confiance absolue". Y penser réjouit mon coeur ;)

Après ma pause, je descends le raidillon qui rejoint le chemin des panoramas alpins. De l'asphalte encore de asphalte !
Rolle qui m'encourageait maintenant me décourage. Cette île et ce port ne seront-ils jamais derrière moi ? Sans compter les PUDS (pointless ups and downs) !

Mais de nouveau, après une petite heure, je trouve mon rythme. Ce doit être au moment où le sucre de la pause se trouve assimilable pour l'organisme. N'empêche, en arrivant à Gilly, le ciel se couvre et j'en ai plein les pattes, de l'asphalte. Bon, je me plug l'iPod dans les oreilles, et ça aide à avancer ! Le métal et le rock sont les plus efficaces, il faudra que je me fasse une playlist.
Spécial dédicace pour mes parents: vous remarquerez que bien qu'il se soit mis à pleuvoir à la seconde même où je mettais les pieds à Luins, je vous ai encore trouvé un coin de ciel bleu pour la photo ^^

Au moment où j'arrive à Luins, nouvelle rincée. Je met le turbo, sous la pluie. Mon plan est d'aller prendre le train à Genolier.
Mais à Begnin, mauvaise surprise : le chemin qui monte dans la forêt est intégralement boueux. Je ne me vois pas trop patauger encore une heure dans la boîte et adopte la stratégie B : redescendre sur Vich. C'est plus court, mais là aussi le chemin est intégralement boueux, et même la plus légère descente est casse-figure. J'avance donc avec la plus grande prudence... et la plus grande lenteur ! Au premier bout d'asphalte, je reviens sur la route, c'est dire !

Cette boue m'ennuie, et surtout, si ça ne sèche pas un peu, bientôt, la suite du périple risque d'être périlleuse, voir impraticable. Zut ! Bon, demain ils annoncent grand beau, et il s'agit d'une petite étape, qui sera un bon test. Et peut-être que dans le Jura, ça sera un peu plus sec. On verra.