dimanche 19 juin 2016

Étape 2 : Yens - Vich



Étape 2 : Yens - Vich, 23 kms, 8h, dont une heure et quelques de pause.

Ce matin, la mise en route est dure dure. Je dors tard (8h20), faut croire que j'en avais vraiment besoin ! Ensuite, je loupe mon bus, ce qui fait que je suis bonne pour prendre un train plus tard.
Bon, ça me donne le temps de m'occuper de mes cloques. Je vais devoir réhabiliter la méthode du fil, je crois, car le simple perçage n'a pas été efficace.

Me voilà donc à Yens, à 11:30. Heureusement que les jours sont longs, parce que je suis pas encore arrivée ! Le démarrage est laborieux.



Les village de la côte sont adorables et les paysages superbes. Je m'abstiens de faire ma touriste japonaise, sans quoi je n'avancerais jamais! Il pleuvinne, mais rien de grave.




Il semble vouloir avoir une conversation avec moi, car il piaille dans ma direction et  me devance d'un arbre ou deux à chaque fois. En tout cas, il semble vraiment vouloir me dire quelque chose. Mais je n'ai pas le traducteur intégré, et ne veux pas m'arrêter pour méditer afin de le capter. Je ne suis pas très assidue comme méditante ces temps. Est-ce que ça m'aurait aidé à le comprendre ? Je n'en sais trop rien. Quel dommage que nous autres humains soyons si absorbés par nous-mêmes que nous ne puissions nous arrêter pour discuter avec les autres créatures peuplant cette planète.

Un amer remarquable ! Ah non, c'est pas le bon setting ;)

Après Aubonne, je suis encouragée par le panneau qui indique que Rolle n'est qu'à 6 kms, et quelque part dans la montée sur le signal de Bougy, je trouve mon rythme. Heureusement, car dès que je suis posée sur la terrasse, ce sont des trombes d'eau qui s'abattent sur nous. Les gens courent dans tous les sens, pendant que je m'installe tranquillement sous un auvent pour sécher mes pieds, et étudier la suite de l'itinéraire.


C'est des bons souvenirs, le signal de Bougy, la dernière fois que j'étais là, c'était pour la marche sur le feu ou le "secret de la confiance absolue". Y penser réjouit mon coeur ;)

Après ma pause, je descends le raidillon qui rejoint le chemin des panoramas alpins. De l'asphalte encore de asphalte !
Rolle qui m'encourageait maintenant me décourage. Cette île et ce port ne seront-ils jamais derrière moi ? Sans compter les PUDS (pointless ups and downs) !

Mais de nouveau, après une petite heure, je trouve mon rythme. Ce doit être au moment où le sucre de la pause se trouve assimilable pour l'organisme. N'empêche, en arrivant à Gilly, le ciel se couvre et j'en ai plein les pattes, de l'asphalte. Bon, je me plug l'iPod dans les oreilles, et ça aide à avancer ! Le métal et le rock sont les plus efficaces, il faudra que je me fasse une playlist.
Spécial dédicace pour mes parents: vous remarquerez que bien qu'il se soit mis à pleuvoir à la seconde même où je mettais les pieds à Luins, je vous ai encore trouvé un coin de ciel bleu pour la photo ^^

Au moment où j'arrive à Luins, nouvelle rincée. Je met le turbo, sous la pluie. Mon plan est d'aller prendre le train à Genolier.
Mais à Begnin, mauvaise surprise : le chemin qui monte dans la forêt est intégralement boueux. Je ne me vois pas trop patauger encore une heure dans la boîte et adopte la stratégie B : redescendre sur Vich. C'est plus court, mais là aussi le chemin est intégralement boueux, et même la plus légère descente est casse-figure. J'avance donc avec la plus grande prudence... et la plus grande lenteur ! Au premier bout d'asphalte, je reviens sur la route, c'est dire !

Cette boue m'ennuie, et surtout, si ça ne sèche pas un peu, bientôt, la suite du périple risque d'être périlleuse, voir impraticable. Zut ! Bon, demain ils annoncent grand beau, et il s'agit d'une petite étape, qui sera un bon test. Et peut-être que dans le Jura, ça sera un peu plus sec. On verra.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire