vendredi 24 juin 2016

Étape 6 : Crozet - Feigères

Étape 6 : Crozet - Feigères, 12,5 kms en 7h30.

Étape dure, dure. Normalement, l'idée était d'aller jusqu'à Farges, mais il nous a paru plus prudent de nous arrêter avant. Je ne sais pas si c'était vraiment une si bonne idée, mais sur le moment ça paraissait juste.

Réveil à 6:00, départ à 7:30, jusque là rien de particulier. La première montée jusqu'au Grand-Crêt, se passe facilement. Nous enchaîne sur le Crêt de la neige, puis sur le Reculet.







Rien à signaler jusque là, nous avançons bien. Au Reculet, un coureur nous indique une petite grotte a visiter pas loin, dédiée au saint local.



Nous nous mettons en route. Et là, on dirait que nous passons dans un espace-temps parallèle. Le GPS semble incapable de nous situer correctement. Bien que nous avancions régulièrement, impossible de dire précisément quel sommet correspond à quel point de la carte papier, qui semble vraiment insuffisante. Après chaque point remarquable sur la crête, nous espérons trouver le chemin qui nous amènera à la grotte. Sauf qu'il est impossible de dire si c'est devant ou derrière nous qu'elle devrait se trouver.



Les descentes sont hyper raides, et avec les sacs, nous craignons la dérupe et avançons avec une extrême prudence. Et nous ne savons toujours pas exactement où nous sommes. L'impression de ne pas avancer, ou d'avancer à l'envers... vraiment bizarre. Et fatiguant.

Les crêtes sont époustouflantes, néanmoins.



Enfin ! Un panneau indicateur ! Sauf que nous ne sommes pas du tout la ou nous pensions😵.

C'est là qu'un peu découragés, nous nous décidons à prendre le sentier des Chezérans pour redescendre en plaine.
Le début est adorable. Nous traversons une prairie, puis entrons dans une forêt que j'appellerais bien la forêt des druides, car des blocs de pierre y semblent avoir été déposés comme des menhirs.

Puis ça devient raide. Raide, humide et glissant. Et les moustiques attaquent.
Ça fait du bien d'être à l'ombre, mais l'humidité est étouffante.
Il faillait bien que ça arrive, je me plie le genou dans la descente. Aie.

Puis nous arrivons à un bout plus plat. À part les moustiques, c'est idyllique. Les feuilles mortes humides sentent bon l'humus, et cette forêt me fait penser au Tessin de mon enfance, les palmiers en moins.



Une fois en plaine difficile de résister à la fontaine du village de Feigères, dont l'eau est glacée. Content d'être arrivés, bien que probablement, au vu du temps qui passe à toute vitesse, il me faut une nouvelle stratégie de tour du lac. Balcons en continus à tout prix ? Ou trouver un compromis, et par exemple sauter le Vuache et essayer de faire plutôt la partie alpine ? La nuit porte conseil, dit-on.

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