samedi 30 juillet 2016

Étape 11 : Le Voiron

Étape 11 : Loëx - Saxel. 7h pour 18kms + 1h10 et 5kms de retour à la voiture.

Départ matinal vu les températures annoncées. À 7h moins 10, départ de Loëx, où j'avais repéré qu'on pouvait se parquer tranquillement à côté du cimetière, et qui nous permet de refaire les quelques mètres du BL que nous avions loupé à l'arrivée de l'étape 10. Il fait frisquet, et comme je suis tombée du lit, je me rend compte que je n'ai ni pull, ni k-way.

Nous avançons bien, et prenons notre petit déjeuner à Sous-Lachat, à la sortie de Bonne, après une jolie grimpette. Ça vous met en jambes, ça ;)

Juste après nous entrons dans la zone protégée du massif des Voirons.
Ça continue à grimper, et c'est très joli. Il a beaucoup de fraises des bois, et certains signes laissent à penser que les humains ne sont de loin pas les seuls à en profiter!


La combe noire


Visage dans la roche

Nous arrivons à l'Oratoire du Pralère, mais ne nous y attardons pas.


Vue de Genève de l'Oratoire

Nous sommes rapidement au Pralère (1406m), c'est un sentier délicieux. Le sol est sablonneux, parfois au détour du chemin, on s'attendrait à déboucher sur une plage.



Il souffle un bon vent frais, et nous observons la pluie qui s'approche, peut-être. C'est encore incertain.


Repas de midi au saut de la pucelle, nous profitons des derniers rayons de soleil.

Presque des que nous avons entamé la descente, il se met à pleuvoir, heureusement pas trop fort, car le sol sablonneux mouillé, c'est casse-figure.

Charmante découverte, Notre-Dame du Voiron est une vierge noire...



Les gens ont laissé leurs prières dans un cahier à l'entrée, des mains d'enfant ont demandé "protège ma famille", et la dernière entrée date de ce matin même. Cela me touche, dans notre monde la foi sereine et simple a encore une place, semble-t-il, malgré les fanatiques de tous bords.

Par la suite, dans la descente sur Saxel, le chemin a été détruit par le bucheronage, et nous nous en écartons. Tant pis, nous nous regalons de myrtilles, framboises et fraises des bois. Dans un coin de forêt, de nombreuses maisons de gnomes ont été construites.


Celle-ci était en bon état, mais certaines semblent à l'abandon.

À la sortie du bois se trouve de jolis petits lacs. Puis nous arrivons à Saxel. Au vu du ciel qui se couvre à nouveau, nous renonçons à monter à Supersaxel, et longeons la route pour faire du stop.

Elle est peu fréquentée, cette départementale, et nous nous faisons rincer. Heureusement, après 2kms, une jeune femme s'arrête qui nous emmène à Boëges. La nous longeons à nouveau la route sur 1km avant qu'un automobiliste s'arrête enfin... Enfin, car là ça pleut bien!

Il nous laisse à Bonne, d'où il ne nous reste plus qu'à rebrousser chemin jusqu'à la voiture, 1,5kms à rebours du BL. La pluie s'est arrêtée.

Franchement, ce fut une superbe étape!
Merci de votre lecture!

dimanche 10 juillet 2016

Étape 10 : Le Salève !

Étape 10 : Croisette - Bonne-sur-Menoge, 23kms, 9h pauses comprises.


Départ tranquille de la Croisette peu avant 9h. Au départ l'idée était de partir tôt, mais vu qu'hier soir on a fait plus tard que prévu, je nous ai accordé de dormir un chouïa de plus.


Il y a un petit bout de chemin au soleil, puis on s'enfonce dans la forêt, direction "trou de la Tine". D'abord, c'est très facile et joli.



Le panneau précise bien : escarpé ! C'est le cas, mais rien de trop grave, en réalité. C'est raide, mais le chemin est sec: ça change agréablement de ce que j'ai connu sur les premières étapes ;)



Le trou de la Tine, de loin.
Le trou de la Tine, de dessous.

Oui, le chemin passe juste là dessous...

... et ça continue !
Je vous assure que c'est difficile de marcher au bord d'une falaise en étant à moitié écroulée de rire (on a bien rigolé, mais c'est difficile de retranscrire pourquoi) et, de ce fait, en se retenant de faire pipi. Sans compter qu'il est difficile de s'éloigner de 80m du chemin pour se soulager...




Puis nous longeons la falaise. C'est superbe. Cela fait longtemps que je rêvais de venir, et ça en valait vraiment la peine 😃. Le panorama est exceptionnel.

Nous venons de tout là-bas, Chaumont est au bas du Vuache, environ aux 2/3 sur la droite !
Et ces sommets en face, nous y avons marché ;)

Ambiance magique !
Puis nous reprenons le chemin jusqu'à l'observatoire, et c'est là que commence le bain de foule. Et la descente.

En fait, la descente n'est vraiment pas aussi terrible que je le craignais. Par contre c'est l'autoroute ! Nous croisons des dizaines de personnes qui montent... avec plus ou moins de facilité. Le pas de l'échelle est visiblement très couru. Par contre, si certains font l'aller-retour au pas de course, pas sûr que d'autres arrivent réellement en haut. Certaines souffrent visiblement de la chaleur. Et c'est compréhensible : quand on est pas à l'ombre, ça cogne !


Arrivés presqu'en bas, à Monnetier, il est midi, arrêt le temps d'une petite pause repas. Nous sommes boostés par le fait d'avoir vu apparaître Bonne, notre destination, à 4h de marche sur les panneaux de balisage.

Original

Nous sommes rapidement en plaine, et heureusement qu'il souffle une bonne brise : la plus grande partie du parcours se fait sur route, et au soleil ! Nous zigzaguons à la recherche d'ombre. Heureusement, les bas-côtés sont souvent accessibles, et un peu plus agréables pour les pieds.

Contents de traverser l'Arve !
Les derniers kilomètres sont durs, et je fais une erreur de navigation stupide, qui nous fait sortir de la carte.

La Menoge
Heureusement, un automobiliste sympa nous amène de la Menoge, rivière, à Bonne-sur-Menoge, la ville qui la surplombe, un kil plus loin, et ou nous avons rendez-vous. Ouf.

Merci de votre visite sur ce blog !

samedi 9 juillet 2016

Étape 9 : Le Salève !

Étape 9: Chaumont - Croisette, 31,1kms, 10h30.

Départ tôt ce matin, pour un départ matinal de Chaumont. Aujourd'hui nous allons rebrousser le chemin de Compostelle sur une 20aine de kilomètres, puis gravir le Salève.

Départ dans le matin frais. En descente, mais pas pour longtemps, heureusement car les genoux doivent se réhabituer.

En amont...

Et en aval... c'est déjà beaucoup plus vertigineux !
Vue depuis le pont du Pissieux, alt 430m, le point le plus bas de notre parcours aujourd'hui.

Compostelle, les balcons du Léman, la traversée des Alpes à vélo, et le GR 65 se recoupent sur plusieurs kils.



L'idée est de manger au Mont-Sion, qui ne cesse d'apparaître comme une destination intermédiaire sur le balisage. Sauf que n'ayant pas bien regardé la carte (toutes les étapes ont été rentrées dans le programme GPS de mon natel), je suis toute surprise de découvrir que le Mont-Sion est un col, ou un village, mais pas un mont.

Curieux décors, en plein été ;)

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C'est la demeure du Père-Noël, ici !

Mais ça n'est pas la saison des vins chauds... il est plus tentant de boire une panachée bien fraîche sur la terrasse du bistrot du lieu. Curieux de notre destination, les gens du village s'exclament : la Croisette, c'est bien à 10 kilomètres! Nous venons d'en faire presque 20, nous n'avons pas trop souffert, bien qu'il fasse chaud en plaine, et nous sommes optimistes ;)
On nous conseille d'éviter les balcons du Léman, dont le chemin aurait été défoncé par un bucheronnage peu délicat. C'est plein de revines et d'ornières, nous dit-on. Il nous faudrait passer soit par une route qui rajouterait 3kms, soit par le GR 65 et le chemin de la Tuile, qui est hyper raide!

Mais d'abord il nous faut nous sustenter ! Nous n'osons pas manger au restaurant de petit d'y rester encalaminés, et par ailleurs le service semble toucher à sa fin. Pic-nic au bord du chemin, donc. Cela s'avérera une sage décision.

Vers 3h, on redémarre. À la montée. Ça cogne. Au village de St-Blaise, les chemins se séparent. Notre optons tout de même pour les balcons du Léman, malgré les conseils bienveillants. Mes récentes lectures de blogs m'ont incitée à ne pas trop écouter les locaux, et à suivre mon idée, c'est à dire de suivre ces BL le plus possible.

Heureusement, la montée n'est pas trop rude, et le chemin n'est pas si terrible. Il y a même souvent un souffle rafraîchissant. Nous traversons un bout de forêt morte. Cela donne une ambiance étrange...



Puis arrivons en haut, assez péniblement, il est vrai.

Arbre au détour du chemin, dans la clairière

Les quelque kilomètres du haut du Salève sont agréables, mais nous arrivons à nos limites de fatigue et devons être prudents. La vue est superbe, et la brise du soir se lève, c'est agréable.

Dans la lumière du couchant


Arrivons à l'hôtel des marches de la Croisette. Nous y sommes merveilleusement bien accueillis, et nous y sommes seuls, c'est super agréable. Puis mangeons un merveilleux repas sur la terrasse de l'auberge des montagnards, d'où on a vue sur le mont-blanc.



Aujourd'hui est la plus longue des étapes effectuée jusqu'ici pour ce tour du Léman, donc il a quand même une certaine fierté de l'avoir fait. On se met en jambes 😃

Merci de m'avoir lue !