samedi 31 décembre 2016

Aiguilles de Baulmes & finish line 2016

20,2 kms en 5h55, plus 4,1 kils pour finir le challenge.

Dur dur de sortir du lit ce matin. Nous arrivons tardivement à Sainte-Croix pour nous diriger vers les Aiguilles de Baulmes.
Il fait frais, mais vraiment pas aussi moche qu'en plaine...

Jolie montée jusqu'à la cave noire, ou nous cassons la croûte à midi.



Puis direction le sommet des Aiguilles de Baulmes.





Il était prévu de faire le Suchet, mais vu le soleil déjà faiblissant, et l'impératif de faire 24 kilomètres aujourd'hui, je change de plan. Direction l'Auberson. Puis retour à Sainte-Croix, dans le soleil couchant.



Cela m'amène à 20,2 kilomètres, avec quelque détours. Évidemment, je sais avoir déjà marché bien plus que 800kms cette année, puisque ceux-ci sont uniquement ceux que le GPS de Viewranger a daigné comptabiliser, mais puisque je suis si près du but, je rajoute un petit kil et demi en direction d'Yverdon, et encore une petite course de 2,6 kils une fois sur Lausanne.

Je suis contente ! C'est pas grand chose, 800 kilomètres en une année, mais ça me prépare pour ce qui m'attend en 2017. Et il fallait le faire, quand même : Youpie !

Et bonne année !

vendredi 30 décembre 2016

Via Francigena 5

Lausanne-Vevey, 23,1 kms en 5h25.

J'ai l'impression de me traîner aujourd'hui. Je redescend le chemin du renard dans le petit matin.



Le bord du lac est encore plongé dans la brume.



Petit pique-nique à Cully, puis la VF repart à travers les vignobles désormais ensoleillés.









J'y ai même inventé une petite chanson.

"Du béton, du béton, encore du béton !
J'en ai marre du béton, j'en ai marre du béton"
(Essayez sur l'air de Jingle Bells ou Vive le vent, et vous aurez une idée de mon univers mental pendant quelques kilomètres...)

Les montagnes apparaissent au loin dans la brume. Me réjouis de changer de paysage !

jeudi 29 décembre 2016

Via Francigena 4

Penthalaz-Lausanne, 25 kms en 5h30.

Je n'ai pas de mots.

Le départ de Penthalaz au petit matin est vivifiant, et le début de la descente le long de la Venoge assez sympa. Je traverse encore le village de Vufflens-la-Ville, et descend dans la forêt jusqu'à Bussigny.



C'est là que ça se gâte. La campagne est saignée par la construction d'une route, puis d'un immense lotissement d'immeubles. Oh, je ne doute pas qu'ils seront super luxe et hors de prix, mais vraiment, je ne suis pas sûre de percevoir ce qui nous distingue des poulets en batterie, vu la manière dont nous urbanisons nos campagnes. Et la destruction que cela engendre !
Mon cœur saigne de toute cette destruction. Et vraiment, nous sommes bien pauvres d'esprit de ne pas être capables de mettre en œuvre d'autres modèles de développement...

La traversée de Bussigny, c'est pire. Au moment de retrouver la Venoge, c'est un festival de pollutions olfactive, visuelle, plastique et énergétique. Beurk !



Enfin, le bord de la rivière redevient longeable sans haut le cœur.
Puis c'est le bord du lac, toujours beau.







Puis je remonte chez moi par le chemin du renard. Pas de photo, pourtant j'hésite, il y en a qui mériteraient d'être postées sur les réseaux sociaux ou envoyées à la presse. Certains endroits de Lausanne sont immondes. C'est ignoble. Comment l'être humain peut-il avoir si peu de respect de lui même qu'il accepte de vivre dans ses propres immondices ?

mardi 27 décembre 2016

Via Francigena 3

Orbe-Penthalaz, 25,5 kms en 5h45.

Départ d'Orbe verglacé. Je monte d'abord la rivière, puis bifurque direction Agiez.

Depuis le temps que je dis qu'en Suisse, on a pas que de la motagne à vache, parbleu!



Puis par Bretonières, dans les bois, direction Romainmôtier.





Ensuite direction La Sarraz. Dans les bois se trouvent un four à fer datant du Moyen-âge et plus loin un four à chaud du temps des romains.





Depuis Eclepens, c'est à nouveau tout plat, le long de la Venoge.



Le petit Chaperon-rouge et son lapinou...



Mes pieds en ont marre de la plaine. La première partie de la promenade, jusqu'à La Sarraz, fait une jolie promenade. près d'Eclépens, les odeurs issues de la cimenterie gâchent une bonne partie du plaisir, et c'est sans grand intéret. Perso, je reommanderai de s'épargner les deniers kilomètres.

Via Francigena 2

Yverdon-Chavornay, 19,6 kms en 4h25

Sincèrement, ce post, c'est juste pour dire que je l'ai fait (hier). À part une jolie vue sur le château de Champvent, RAS.





Big mushroom

En arrivant à Orbe, odeur de torréfaction du café écoeurante. En résumé, 20 kilomètres de béton. À éviter.

dimanche 18 décembre 2016

Mont-Tendre et Crêt de la Neuve

Pré d'en haut, près de Châtel à St-Georges 6h45 pour 23,7 kms

Le col du Mollendruz ne me tente pas trop comme point de départ, alors je demande qu'on me rapproche un peu direction Châtel. Il fait vraiment frais. Aujourd'hui, c'est encore une journée test du matériel. Celui qui est entre les os et la peau, et aussi celui que je porte sur moi.

A nouveau, après une 20aine de minute de marche rapide, j'atteins une température corporelle acceptable.

C'est beau et gelé

Après une heure quarante, je suis au sommet du Mont-Tendre, mieux que les prédictions du TP, ce qui me réjouis vu le poids que j'ai sur le dos.



Ensuite, direction Col du Marchairuz. Le sentier est parfois enneigé, mais ça n'est pas trop grave, ça reste très praticable.





J'y mange mon sandwich et repars bientôt direction la Neuve. C'est à l'ombre et par endroit le sentier est une vraie rivière de glace vive. La prudence est de mise.

Arrivée à la Neuve, puis petit détour pour aller admirer le panorama depuis le Crêt de la Neuve.







Il commence à faire froid, je me hâte donc de redescendre. Passe par la glacière, puis en arrivant sur St-Georges, un dernier panorama magnifique : le Mont-Blanc est tout rose.

samedi 17 décembre 2016

Le Grammont

Le Grammont depuis le Flon, 6h pour 13 kms.

Ça c'est un truc que j'aime bien dans mon job, pouvoir observer les montagnes depuis le train le vendredi après-midi. C'est comme ça que hier, je vois que le Grammont semble déneigé à l'exception de quelques petites plaques blanches par-ci par-la.

Départ du parking du Flon de bon matin. Il fait frisquet, mais ça monte raide et je suis assez chargée, donc je peux vite enlever une couche, à ma surprise, d'ailleurs. Aujourd'hui, c'est journée test de matériel. Je me suis acheté une veste de rando par temps froid et un autre sac à dos.
Mega lourd. L'antithèse de l'ultralight à l'américaine. Il est confortable, mais je peinerai quand même à la montée, par endroits. Tout d'abord, direction Taney.



A Taney, il fait frisquet à nouveau. Une affiche annonce qu'on y offrira du vin chaud pour une fenêtre de l'Avent en fin d'après-midi.





En dessus de Taney, petite pause énergie, puis enfin nous arrivons au soleil. Par contre, les quelques tâches de neiges vues d'en bas sont toutes sur le chemin, et parfois ça glisse ! Dans un petit névé, j'aperçois une hermine, espiègle... mais elle ne veut pas poser pour la photo et n'arrête pas de courir dans tous les sens.

Après le col des Crosses, le replat fait du bien. Le chemin du tombeau des Allemands est fermé, par contre (pour plus d'informations sur l'origine de ce lieu-dit singulier: http://accesnomade.blog.lemonde.fr/2010/04/22/le-tombeau-des-allemands/, et il paraitrait aussi que des juifs ont tenté le passage de Novel en Suisse en 1942, mais le guide ne dit pas s'ils ont réussi). Je me félicite de ne pas être montée par là, bien que ce soit le chemin que proposait mon guide de randonnée. La dernière cote est raide, c'est un joli chemin de crête.





Petit sandwich de midi à l'abri du vent, où presque. Puis nous redescendons.



La descente est un peu difficile pour les genoux, mais le paysage est si beau...



Au village de Taney, nous sommes accueillis par un vin chaud et des biscuits de Noël devant un feu. C'est pile-poil ce qu'il me fallait pour me requinquer avant la dernière descente. Merci pour l'hospitalité !

samedi 10 décembre 2016

Via Francigena, étape 1

L'Auberson-Yverdon, 22,2 kms en 5h38.

Grand itinéraire culturel du conseil de l'Europe, la Via Francigena part de Canterbury, traverse la Manche et se termine à Rome. Ce chemin de pèlerins entre en Suisse à l'Auberson à la douane de la Grande Borne, et en sort au Col du Grand Saint Bernard.

Il fait beau sur les hauteurs aujourd'hui.



Je pars de l'Auberson en milieu de matinée. Il fait frais, mais je me réchauffe rapidement : aujourd'hui j'ai chargé mon sac à bloc pour le et me tester, emmenant même le vieux dico lourd de ma grand mère comme lest. En un peu moins d'une heure et demie, je suis à Sainte Croix par le Col des Étroits.
Je m'arrête pour un petit repas dans le parc en face de la gare, mais un groupe de pas si jeunes écoute du hardcore pas loin du seul banc libre qui est au soleil. Cette musique m'agresse incroyablement, donc la pause est courte. Je repars.

Les Alpes au loin au dessus de la brume...

Une fois dans la forêt, je longe d'abord des falaises sur un petit chemin très étroit, puis rejoins la voie à ornières historique et bordée de panneaux explicatifs.







Les pierres cachées par une épaisse couche de feuilles mortes sont traitresses, et je manque de me casser la figure bien quelques fois. Puis peu en dessus de Vuiteboeuf, je rentre dans le stratus.

Purée de poix : je certifie qu'il y avait là-dedans un truc qui valait la peine d'être photographié !

C'est la purée de pois. Le sentier serpente en grande partie dans la forêt, et sous les arbres, il grêle de minuscules glaçons de givre.









La nature est belle. J'arrive en banlieue d'Yverdon juste à temps pour y faire de petites courses et attraper un train.

Je n'ai pas encore résolu mon dilemme : ce sac ou pas ce sac? Telle est la question.