samedi 22 avril 2017

Jour 18 : Difficile descente sur Cabazon

22.04.2017 : 19 miles ou 30,5 kms

Je tombe du lit pour ainsi dire, et insiste pour partir le plus tôt possible, parce que cette descente est connue pour être difficile. On va perdre 1800 mètres d'altitude sur 30 kms, avec une seule source d'eau, dont nous ne sommes pas sûres qu'elle coule encore, vu que le dernier rapport la concernant date du début du mois.



C'est pour ainsi dire la course contre la montre, et nous avançons bien. Et nous trouvons de l'eau, jaunâtre, mais qu'importe. Vers midi, Yippee me fait un peu peur, elle veut s'arrêter pour le repas. Mais je lui demande d'attendre que nous soyons à l'ombre. Sauf que de l'ombre, il n'y en a pas.


Au mile 200, je suis toujours motivée.

À la première parcelle d'ombre, nous nous arrêtons, mais c'est un peu tard. Yippee se met à vomir l'eau qu'elle vient d'avaler. Coup de chaleur. Je suis un peu démunie. Je vais assez bien, mais la seule solution semble de continuer jusqu'à l'eau, sauf qu'elle ne semble pas en état.

Et là, voici qu'un couple de canadiens, Rachel et Steve, qui arrivent encadrant un des hommes qui ont aussi campé au Trailhead. Il s'est cassé la figure et a le visage couvert de sang. Rachel reste avec nous, réhydrate Yippee, et nous repartons tout lentement. Encore 3 miles jusqu'à l'eau. C'est long, nous faisons régulièrement des pauses. Un jeune homme nous amène de l'eau, c'est sympa.

Lorsque nous atteignons le robinet, le moral des troupes remonte. Des jeunes contactent un trail-angel de Cabazon. Il est d'accord de venir nous chercher, mais la route sur laquelle nous sommes est fermée. Il faut marcher encore 3 miles jusqu'à l'autoroute. Tout le monde a l'air bien. Mais c'est d'abord un kilomètre de route, et ça chauffe. Ensuite, c'est pire. Nous marchons en nous enfonçant à chaque pas dans un sable foncé.

Yippee refait un petit malaise. Les jeunes se partagent des sacs et un gars lui porte son eau et son ombrelle. Tous sont vraiment super.

Un vent chaud et sec balaye la plaine. Il m'assèche l'organisme à mesure que je bois une eau devenue carrément chaude. Les 2 dernier kilomètres sont une torture. Un des gars dit que c'est comme de passer au dessicateur, et franchement, c'est une très bonne image.


Un des très longs trains que nous avons vu passer.


Franchement contente d'y être arrivée ! Fin de la section B.


Dennis est un personnage ! Il vient nous chercher dans son superbe vieux van. Dont Flower et Iron Husk descendent. Quelle bonne suprise ! Il a ouvert sa maison aux hikers depuis cette année. Ça fait du bien de se sentir propre et hydratée !

1 commentaire:

  1. Oh là là là
    Courage, vous êtes braves, la solidarité est belle..
    VL de Lausanne

    RépondreSupprimer