vendredi 7 avril 2017

Jour 2 : Hauser Creek à mile 29,75

06.04.17 - 15,35 M ou 24,7 kms.

En écrivant cela, je me rends compte que mon calcul de hier ne jouait pas tout à fait, j'ai marché plus que ce que j'ai écrit, mais qu'importe. J'ai passé une nuit bercée par ce que je crois être le chant des grenouilles.

Je suis réveillée déjà un milieu de la nuit, merci le jet-lag, et me met en route avant le point du jour. La montée depuis Hauser Creek est connue pour être rude, alors autant la faire pendant qu'il fait frais. De plus, un inopportun s'est mis à brailler à travers le camp avant 5 heures du mat. Comme cela fait plusieurs jours que ce type me cours sur le haricot, je lui fait remarquer son manque de respect en partant. Ça fait du bien, la franchise !

La montée est superbe, le lever du jour inonde le paysage d'un incroyable dégradé de couleurs. Et il y a tant de faune et de flore à voir... Aujourd'hui, je verrais un nombre incroyable de lapins et de petits écureuils. Ça me fait aussi du bien d'être un peu simple avec moi-même, cela fait plusieurs jours que je n'ai pas été seule un instant.







J'arrive au camping de Lake Morena, et moi qui voulais seulement prendre une douche et tracer, je retrouve plein de personnes déjà rencontrées, et me laisse embarquer pour le petit déjeuner. Délicieux repas américain, qui me tiendra au corps jusqu'en milieu d'après midi. La douche est délicieuse. Mais la halte qui aurait dû durer une demi heure en dure 3, et je repars au plus chaud de la journée. Heureusement, je peux suivre Jeff qui avance d'un bon pas et cela me motive. Il me montre aussi comment attacher mon spot à mon sac pour que celui-ci ne me rende pas folle en se balançant à l'extérieur de celui-la.

Après une petite pause à l'ombre, me voilà pour la première fois à devoir traverser une rivière. Normalement elle est à sec, mais puisque cette année le désert déborde... Allons y ! J'enlève mes souliers, cette fois, et met mes crocs. Je verrais d'ailleurs un petit serpent fuir devant moi sur le banc de sable du milieu. J'ai à peine séché mes pieds et remis mes souliers, un kil plus loin, que je dois la retraverser. Mais cette fois, c'est un peu plus profond et c'est là que je découvre qu'elle est glaciale !

Arrivée au camping de Boulder Oaks, ou j'ai prévu de passer la nuit, tout le monde est persuadé qu'il est fermé et qu'on se fera jeter si on reste. Il y a 4 miles jusqu'au prochain camping, et la motivation n'est pas au rendez vous. Je refais de l'eau et du fiouil. Miam, les ramen de la hiker box avec le fromage gentiment repêché pour moi dans la poubelle du camping par une des randonneuses québécoises ce matin. Ça fait vraiment du bien de manger quand on à faim.

Iron Husk est un hiker d'une autre année qui est là pour encourager une de ses amies sur le début. Un infatigable conteur. J'aimerai avoir un peu plus de temps pour décrire toutes les personnes que je rencontre. Il me donne sa carte. Dessus il est écrit "bon pour une bière à mes frais, valable à Manning Parks, BC, Canada".

Poussée plus par l'élan collectif que par l'envie de marcher, je me remets en chemin.
C'est bien d'être plusieurs quand c'est dur et la nous sommes un bon groupe. La motivation de laisser un bon espace entre moi et le rustre de ces derniers jours aide aussi. Après quelques lacets, nous apercevons les empreintes d'un gros chat.


Pour vous donner une idée, la trace doit faire 10-12cms de large.

Nous faisons un petit détour par une sente qui mène à la cascade de Kitchen Creek.



Deux couples iront camper là, mais je n'ai pas trop envie de me casser la margoulette en descendant, je continue donc mon chemin, seule. C'est idyllique.





Un peu plus tard, peu avant le camp prévu par la carte, j'avise que quelques-uns in trouvé le moyen de descendre vers la rivière par une sente et hop, je m'y retrouve aussi.


Ma maison pour la nuit. Les grenouilles chantent et le luminaire céleste brille de tous ses feux. Par contre, cette nuit il fera froid.

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