vendredi 14 avril 2017

Jour 8 : Scissors Crossing à Camp, mile 88.6

12.4.2017 — 11,4 miles ou 18,3 kils

Je retarde le départ ce matin, j'hésite, j'attends. Puisque j'ai une cabane, je veux charger mes appareils électriques le plus possible, d'autant que ma batterie semble faire des siennes.

Je ne me met donc en route que vers 11 heures, je vais monter dans les collines de San Felipe au plus chaud elles journée. Pas sûr que ce soit très malin... Au sortir du camping, la première voiture qui passe s'arrête, Youhou ! Ce sont une mère et une fille qui viennent d'Oregon et se doutent bien de ma destination. Elles-mêmes ont beaucoup parcouru le Pct chez elles, et la maman me dit avoir fait de la randonnée en Suisse. Elles me donnent e-mail et numéros de téléphone pour quand j'arriverai en Oregon, que je leur fasse signe pour qu'elles viennent faire du trail-magic quand je passerai près de chez elles. Merveilleuse générosité américaine...

En arrivant sur votre trail, je croise d'autres hikers qui eux, arrivent. Ils se posent les mêmes questions que moi hier. Nouvelles du chemin : l'inopportun aurait fait une espèce de crise de nerf. Comme je ne suis pas surprise !

Je passe la fameuse cache d'eau de Scissors Crossing et y signe le registre. Puis commence la montée. Je rejoins bientôt les deux amies québécoises, cool ! Mais elles peinent et je dois avancer.







Il fait très chaud et il y a beaucoup de vent. C'est agréable du point de vue de la chaleur, mais par moment, il faut mettre les bouchées doubles pour avancer.



Après une dizaine de miles, j'arrive dans une prairie adorable. Il est tentant d'y poser la tente, mais c'est encore trop tôt et 10 miles, c'est un peu juste. Donc je continue. Le prochain endroit où l'on pourrait camper est sur une crête, il y vente incroyablement. D'ailleurs, des murets ont été construits là dans de but évident de protéger un peu les pauvres randonneurs qui auraient à s'y abriter.

La carte indique également quelques endroits où camper minuscules. Le prochain où j'arrive est, oh miracle, abrité du vent. Je n'hésite pas et m'y installe. Ma tente est presque sur le chemin, mais plus personne n'y passera ce soir.

Cette nuit, c'est un coyote qui me chante la sérénade. Il est juste à côté de ma tente. On dirait un renard qui aurait mal à la gorge. Mon abri me paraît tout à coup très fin.

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