dimanche 28 mai 2017

Jour 53 : coup de chaud...

28.05.2017 : 5,6 miles ou 9 kms

Cette nuit, j'ai tellement mal aux jambes et aux pieds que je me jure de me faire un vrai jour de repos. Mais à 5h30 du mat, notre voisin latino a déjà mis la musique et à 6h, c'est moteur pour les génératrices et les gros véhicules. Je fais un peu de lessive et un peu d'ordre. À 8h, on cuit tellement que je décide de retourner sur le trail et de m'occuper de tout ce qu'il y a à faire depuis Kennedy Meadows.

Nous attendons le trail-angel qui nous emmène faire des dernières courses et au Camping de Walker Pass, encore une fois. Nous nous retapons 0,8 miles déjà fait hier, mais, oh bonheur, j'ai du réseau au Col, donc je peux enfin communiquer un peu et surtout, surtout, me commander des guêtres pour la neige, item que je n'avais pas prévu à l'inventaire.


C'est comme dans Myst : quel levier faut il actionner pour ouvrir le portail ?


Walker Pass

Je commence péniblement la montée. Il n'y a que peu d'air et ne manque d'allant. Puis c'est carrément la panne. Je m'arrête à la première ombre venue, qui d'ailleurs n'est pas tout près, et me rend compte que je suis limite niveau chaleur et hydratation. Bien qu'ayant bu et mangé un peu, j'ai de la peine à faire les 0,8 miles qui me séparent du prochain camp potentiel où m'arrêter, car toute cette partie longe le flanc raide de la montagne, sans le moindre replat. Pas l'endroit idéal pour avoir des vertiges ! Là, je fais une longue pause, mais ça ne s'améliore pas tant. Je me résoud à contrecoeur à m'a arrêter au prochain camp, encore 0,8 miles plus loin, vers 17h, c'est à dire hyper tôt selon mes standards. Mais bon, c'est le tout dernier bout désertique. Dans quelques dizaines de miles, ce ne sera plus l'absence d'eau qui nous préoccupera, mais plutôt son trop plein.

Je suis triste de ne pas être capable de rattraper les 3 hikers avec qui je m'entendais si bien ces derniers jours, mais ne veux pas risquer ma sécurité, et je crois qu'il est temps de me faire une vraie bonne longue nuit de sommeil.

Avis :

Bonjour,

Vous l'avez vu, je me suis emmêlé les pinceaux ces deux derniers jours. Vous remettrez de l'ordre là dedans, sans doute.

Avec Walker Pass et la fin de la section F, je quitte la zone où avoir du réseau était relativement facile. Mes posts risquent donc de devenir moins réguliers. À la demande de mes proches, je vais essayer de me discipliner pour au moins faire des points de balise Spot plus régulièrement.

À bientôt !

Jour 51 : un chemin de panoramas

26.05.2017 :17,25 miles ou 27,75 kms



Le vent glacial qui a soufflé toute la nuit continue ce matin. Cela rend plus facile à gravir la première côte de la journée. On marche sur du sable dans lequel on s'enfonce à chaque pas, comme à la plage !
Je me met presque à m'amuser, en me disant que c'est de la neige, je m'excerce pour le Mt Whitney, quand... ah! Dans la neige, pas de petit rattlesnake tapis dans l'ombre d'un buisson sur le bord du trail et prêt à bondir !


Comment est-il arrivé là ?

J'atteins assez vite la cache d'eau de Bird Spring Pass, où je fais une pause à l'ombre. Pas besoin de beaucoup d'eau, il n'a pas fait très chaud, mais je met mes ramen à tremper pour après la montée et me fait une limonade à la caféine pour me booster un peu. Car la suite monte sérieusement à nouveau jusqu'en dessous de Skinner Peak.

Et là, le paysage change encore une fois. Le Pct mérite vraiment son nom de national scenic trail. Les vues sont époustouflantes.




Un hibou ?


Le Pct, c'est le petit ruban du milieu...


La Sierra s'est bien rapprochée.

Ensuite, le chemin serpente encore plusieurs miles dans les pins. J'avais prévu une grosse journée jusqu'à la prochaine source, à laquelle je renonce au vu de la quantité d'eau qu'il me reste, et parce que je me rends compte trop tard que l'office de poste de Lake Isabella est fermé le samedi. Je suis donc quin jusqu'à mardi,vu que lundi est férié. Autant ne pas se stresser, du coup, et profiter de monter ma tente comme il faut, faire un brin de toilette, etc.. en profitant pour une fois de la lumière du jour.

Jour 52 : to Walker Pass

27.05.2017 : 12,5 miles ou 20,1 kms

J'ai perdu l'habitude de dormir sous tente, et me réveille tard, en tout cas plus tard que quand je dors à la belle. De plus le vent est tombé, je n'ai rien vu, rien entendu.


Première rencontre ce matin...

J'ai encore suffisamment d'eau, mais comme je ne suis pas sûre de la température, je m'arrête quand même à Mc Iver spring pour faire de l'eau. Tient, il y a plein de monde, y compromis des gens dont je pensais qu'ils étaient bien en avant de moi.







Puis c'est la longue descente sur Walker Pass. Il y a de la nourriture et de l'eau au camping, puis nous levons le pouce. Comme d'habitude pour moi, la seconde voiture qui passe s'arrête. C'est un trail-angel super sympa qui m'emmène même au magasin de sport pour que je puis m'acheter des souliers de marche pour la Sierra.

Les campings de la région sont tous pleins, week-end férié oblige. On nous en indique un où nous pourrons squatter gratis, mais douche et lessive se feront dans le lac. Pas grave. Nous passerons la soirée avec Mel et son chien Ky. Mel est une femme qui voyage dans son trailer, et qui fait un feu au bord du lac pour nous rassembler et écouter nos histoires de randonneurs...

jeudi 25 mai 2017

Jour 50 : à travers Landers Meadow

25.05.2017 : 19,1 miles ou 30,7 kms

Ce matin je m'offre un bon café avant de partir. Les premiers miles d'aujourd'hui sont délicieux : le Pct suit le vallon de Landers Creek, un ruisseau indiqué dans le water report comme étant généralement à sec, mais qui cette année coule à flots. Tout est verdoyant. Il y a un côté très ressourçant à cette oasis de verdure dans cette section si sèche.



En milieu de matinée, je suis à la prochaine source pour faire le plein. Prochaine section sans eau : 36 miles (58 kms)! Or, ma capacité de portage est d'un peu plus en 5 litres. Pas réellement suffisant, et d'autant plus frustrant que mon autre poche à eau est dans ma bounce-box, à Lake Isabella, de l'autre côté de cette portion sèche ! Ma fois, je ferais attention, ou je marcherai de nuit.. Un randonneur venant en sens inverse m'apprend qu'il y a deux caches sur le tronçon, mais ce sont des informations à prendre avec circonspection.





Le chemin quitte bientôt la forêt de pins, et bien que je sois à près de 2000 mètres d'altitude, revoilà le désert, ses boulders, ses cactus et sa chaleur !

C'est d'autant plus paradoxal que les montagnes au loin affichent désormais clairement leur blanc manteau !

En arrivant à la première cache annoncée soulagement : il y a bien de l'eau, et de l'ombre sous un Joshua Tree ! Je m'y installe en jurant ne pas en sortir avant 16h. Peu après, nous voyons arriver depuis l'autre côté un hiker qui titube. C'est Steve, un southbounder qui a commencé la section il y a deux jours à Walker Pass. Il pète les plombs : trop dur, il veut rentrer à la maison. C'est la première fois que je vois quelqu'un qui part en live. Bien sûr, tout ces gens qui ont disparu du trail parce que c'était trop dur, on en entend parler... Mais le téléphone du chemin n'est pas toujours très fiable, alors on suppose. Cette fois c'est en direct. Comme Steve entend une bétaillère venant sur la route de campagne non loin, il descend pour l'intercepter. Trop tard !

Un moment après, Mitch l'averti : une voiture approche ! Steve se jette en bas de la pente et presque sous les roues du Suv : est-ce que vous allez en direction d'une ville ? Le gars accepte de l'emmener un bout après il devra encore marcher 6 miles de route. Il vient reprendre son sac et trois litres d'eau et hop, disparaît ! C'est vrai qu'il n'avait pas choisi la facilité, mais le pétage de plombs est impressionnant. Je pense qu'il doit y en avoir plus qu'on ne croit.

A 16h, je reprends le chemin, avec pour objectif le prochain camp possible, dans environ 7 miles. À 6 miles, table de camping et Root Beer à l'ombre d'un panneau d'affichage — merci pour le trail-magic ! J'envisage de camper là avec deux allemandes, qui comme moi, apprécieraient l'usage de la table, mais il souffle tellement que ça parait difficile de cuisiner là. Par ailleurs, l'endroit n'est vraiment pas propre.

Je me hâte donc de faire encore un petit demi-mile avant la tombée de la nuit, et me trouve un bout de terrain plutôt plat à l'abri d'un boulder et de Joshua Trees. Vu comme il vente alors que j'écris ceci, je n'aimerais pas être restée sur la crête !


Fruits du Joshua Tree. Il paraît qu'ils sont comestibles. Je n'ai pas tenté.

Jour 49 : 600 miles!

24.05.2017 :

Ce matin au réveil, je peux observer le scorpion et le capricorne. Le scorpion est facilement reconnaissable, mais le capricorne ? Les anciens avaient de l'imagination !

Je lève le camp à l'aube, et m'éloigne progressivement des éoliennes. Heureusement il souffle une jolie brise et le ciel est parfois couvert, la température est de loin plus supportable que hier. Du coup, je me permet de balancer un demi litre d'eau, ce qui allège un peu le sac.



Le Pct passe d'abord dans une zone brûlée : et revoilà du Poodle Dog Bush! Pour avoir vu les lésions qu'il peut provoquer, je suis extrêmement prudente...



Puis le décors change encore une fois et nous voilà entre prés et forêts.







En début d'après-midi, j'atteins le Hamp Williams Pass, endroit parfait pour une sieste. Plus tard dans l'après-midi, je passe la marque des 600 miles.




Après un arrêt à Robin Bird Spring, j'avance encore un peu pour me trouver un endroit ou faire mon nid pour ma nuit.


Ce soir je dors entre des pins tombés qui me protégeront un peu du vent, j'espère !

mercredi 24 mai 2017

Jour 48 : Golden Oaks Springs

23.05.2017 : 15,7 miles ou 25,25 kms

Il fait chaud tout de suite, ce matin. A 7h30, je croise une autre hikeuse nous sommes d'accord pour trouver que la chaleur est déjà intenable.



Heureusement après quelques miles de montée, il y a plus d'arbres et d'ombre. Par contre, une quantité de mouches de toutes tailles emplit l'air, et les plus petites piquent !


Le paysage est sec, mais ne serait-ce pas de la neige sur ces montagnes tout là-bas ?


Golden Oaks Springs, le but le plus important d'aujourd'hui ! Il faut fait le plein d'eau pour 20 miles ! Ensuite, c'est juste pour ne pas avoir une trop grande journée demain que je fais encore un bout de chemin, pas plus que nécessaire pour me trouver une jolie crête où camper.


Vue de mon camp...

Je dormirai bercée par le son des éoliennes qui tournent un peu plus loin.

lundi 22 mai 2017

Jour 47 : Difficile départ de Tehachapi

22.05.2017 : 4 miles ou 6,4 kms

Comme Kim et Abel partent travailler à l'aube, me voici à prendre un petit déjeuner au Mc Donald's à 6h30 du mat, puis à aller faire mon ravitaillement, faute de mieux.

Puis je me rends au centre-ville pour décider de la suite. Un zéro est tentant, mais pour quoi faire ? J'essaie de trouver une voiture à louer pour revenir de Las Vegas, mais la ligne téléphonique est si mauvaise que je laisse tomber. J'arrive à attraper un ride jusqu'à l'office de poste, pour y envoyer encore quelques trucs devenus inutiles à la maison. On essaie de se débarrasser d'un peu de poids comme on peut.

J'y rencontre Shrimp, qui est partie de Campo le même jour que moi. Nous discutons de la Sierra et de nos options, et elle m'offre un dry-bag, l'item que j'avais justement oublié d'acheter ! Encore une fois, le trail-magic opère !

Les nouvelles de la haute Sierra sont le sujet de conversation principal de tous les hikers. Les premiers à essayer de passer sont revenus en arrière ou ont du être secourus en hypothermie. Un gars a apparemment réussi à faire un bon bout, mais... à skis ! Si j'étais fan de la peau de phoques, je ferais ça dans nos Alpes, tiens donc ! Ce matin, je reçois la photo d'une fille que je connais qui est en haut de Mt-Whitney, et qui nous informe que le refuge est plein de neige ! Un autre hiker téléphone au magasin de Kennedy Meadows pour se renseigner. On lui dit que la plupart des hikers rebroussent chemin à Kearsage Pass. Et certains qui ont fait du flip-flop disent que plus au nord ça n'est pas mieux, il y a toujours une tonne de neige partout. Bref, face à toutes ces informations plutôt pessimistes, je me dit qu'il n'y a qu'une solution: aller y voir part moi-même et décider après. De toute façon, les nouvelles de la prochaine section ne sont pas joyeuses non plus : des températures record ces prochains jours et des portages d'eau allant jusqu'à 40 miles... Mais en ville je m'ennuie et tourne en rond, alors autant jouer à hâte-toi lentement encore un peu !

Après quelques thés-froids sur la terrasse de la boulangerie, je me fais amener au BBQ qui laisse dormir les hikers dans les tipis de son jardin pour un lunch. Vers 15h, une trail-angel passe me proposer de m'amener au trail, alors j'y vais.


Le trail longe la Higway pendant un mile. Il est trop tôt dans la journée, je m'arrête sous le premier arbre qui offre un peu d'ombre.


Plus tard je reprends le chemin, juste le temps de monter un peu plus et de me trouver un endroit où dormir.

dimanche 21 mai 2017

Jour 46 : Nero à Tehachapi

21.05.2017 : quelques miles ou kilomètres...

Ce dimanche matin, je suis réveillée avant le jour, mais comme il n'est pas question de téléphoner à un trail-angel un dimanche à 6h du matin pour lui demander un lift, je prends tout mon temps pour déjeuner, faire mon café, etc. Alors que je savoure celui-ci, j'entends un bruit derrière moi... Toute une petite famille de vaches est alignée à cinq mètres de moi, m'observant... Taureau et veaux également ! Quand je bouge pour leur tirer le portrait, ce sont elles qui vont se réfugier de l'autre côté barrière ! Le bétail est en liberté par ici semble-t-il...

Vers 7h, la chaleur est intenable, je me met donc en route en direction de la route. Alors que j'y arrive et que je cherche à consulter la liste des numéros de téléphone, voici qu'une voiture pleine de hikers en partance pour le trail s'arrête et le conducteur me déclare qu'il revient me chercher.. De l'autre côté, voici Honeybee et Django qui accourent... Perfect timing! Comme toujours, le chemin pourvoit !

Nous nous arrêtons dans une boulangerie allemande : il y a tout, ici, y compris la bière et un T-shirt proclamant "Oma is awesome"!
Là, un couple qui fait du vélo et a fait une pause sur la terrasse à côté de nous, nous demande si nous savons où dormir. Comme je n'ai rien prévu, me voilà invitée à passer la nuit chez Kim et Abel. Merveilleuse hospitalité américaine, encore une fois ! Leur maison est un havre de paix et de fraîcheur...

Juste pour illustrer ce post, voici le t-shirt que mes bottes me prêtent pendant que l'intégralité de mon linge tourne dans leur machine :

Jour 45 :

20.5.2017 : 22,2 miles ou 35,7 kms

La journée commence par une bonne grimpette hors de Gamble spring Canyon. En haut, une spot de trail-magic : des chaises, des poubelles, quelques bouteilles d'eau et un jus de fruits pour moi, merci !



Un peu plus loin, je vois un hiker en kilt, et nu-pieds ! Je ne suis pas sûre de savoir comment il fait sur ce sable brûlant... Il m'explique qu'on s'habitue, et il porte aussi des sandales quand c'est nécessaire. Alors que nous en discutons, nous sommes dépassés par un hiker qui franchement sent le skunk. C'est la premières fois que je remarque cette odeur, caractéristique des thrus après un certain temps. Vivement une douche !

La descente derrière une crête où il y a eu un feu est difficile, il y a peu d'arbres susceptibles de fournir de l'ombre. Je prend la pause déjeuner sous un rescapé. Plus loin, un rattlesnake se prélasse sur le trail. Il n'a pas envie de bouger, le bougre ! J'en profite pour filmer notre rencontre.

Au fond du canyon, il y a enfin des arbres et c'est l'endroit parfait pour une sieste !

Quelques hikers ont appelé un trail-angel pour qu'il vienne les chercher sur la route non loin. Mais la fin de la section est dans 8 miles et je ne veux pas en louper. Alors en fin d'après midi, je reprends tranquillement mon chemin.


Merci du rappel ! Ceux qui ont vu ce panneau n'ont pas sauté les 8 miles...




Le chemin serpente longuement dans une immense ferme éolienne et le soleil poursuit sa course.




Dans la dernière descente dans un canyon, je manque de peu de poser le pied sur un bébé rattlesnake, les plus dangereux, paraît-il, car ils ne savent pas encore doser leur venin.
Au tomber du jour, je me joins à Blaze et Salty pour camper à côté de Cameron canyon Road pour rejoindre Tehachapi dimanche au matin.

samedi 20 mai 2017

Jour 44 : Manzana Wind Project

19.05.2017 : 18,5 miles ou 29,8 kms

Difficile de dormir quand les étoiles sont si belles à observer ! J'avais mis mon réveil à 4h du mat, mais impossible de me lever, je reste encore dans mon cocon de plumes et n'arrive à bouger qu'au lever du jour, vers 5h30.


Joshua tree sur fond de lever du jour

Le début de la matinée est laborieux, j'arrive même à louper une intersection du Pct, ce qu'heureusement je remarque rapidement aux empreintes de pas de hikers qui vont dans l'autre sens. Ce matin tôt, je vois pour la première fois un coyote à une vingtaine de mètres. Visiblement je ne suis pas la seule... Après quoi je me décide à faire une pause café, et du coup, tout va mieux.


Ce ruban de béton, c'est l'aqueduc...

C'est assez plat et linéaire, en suivant encore l'aqueduc, puis le Pct s'approche d'un immense champ d'éoliennes. Le soleil de midi tape fort, et alors que j'arrive près du pont qui fournira de l'ombre, j'aperçois un immense pick-up : trail-magic !







Des burgers ou hot-dogs, des sodas, des fruits frais, des snacks, de l'ombre : Jo et Tom ont tout ce qu'il faut pour rendre des hikers heureux, d'autant plus que tous veulent laisser passer les heures les plus chaudes de la journée. Le risque de coup de chaleur est bien réel et certains en ont fait l'expérience aujourd'hui !

Vers 16h, je reprends mon chemin. Il ex 'agit de traverser le Manzana Wind Project, une immense ferme d' éoliennes.



C'est toujours assez linéaire, et ça monte ! Il me fait faire au moins encore 6,5 miles jusqu'au canyon où il y aura de l'eau. J'y fais le plein, mais ne reste pas, car le prochain tronçon dans eau, c'est 25 miles ! J'essaie donc d'avancer encore un peu dans le couchant.


Mais avec tout ce poids et la luminosité qui baisse, je ne fais encore que deux miles de plus avant de jeter l'éponge. Je me trouve un petit banc de sable au fond d'un canyon, juste assez grand pour y poser mon barda.

vendredi 19 mai 2017

Jour 43 : À travers Hiker Town

18.05.2017 : 17 miles ou 27,35 kms

Ce matin descente tranquille sur Hiker Town. J'ai du réseau donc en profite pour passer quelques coups de fil. Parfois je me demande ce que les concepteurs du Pct ont voulu faire : on fait des tas de zigzags pour aller sur Hiker Town !




Une barrière à bétail comme en on voit souvent


Contente d'être hors-saison !


Petits hikers dans la plaine...

Hiker Town est un lieu particulier, comme un mini décors de ville du far-west. L'endroit a une réputation un peu sulfureuse, dont le nouveau propriétaire des lieux essaie de se défaire.





Pour moi, c'est surtout l'occasion inespérée de prendre une douche, car l'idée ne supporte plus ma propre puanteur. Je rince ensuite mes habits et file au café manger un burger.

En fin d'après-midi, je me remet en route. Un long portage d'eau m'attend, par contre c'est un des tronçon du Pct dont je me réjouis le plus. Celui où il longe l'aqueduc.





L'eau s'écoule d'abord à l'air libre, puis à une intersection, la branche de l'aqueduc que suit le Pct est une immense canalisation de métal. Enfin, après une bifurcation, l'aqueduc coule sous une longue route de béton. Étrange sensation d'être dans ce paysage si sec et d' entendre couler toute cette eau juste en-dessous !


Couchant...

Je marche jusqu'à la nuit, puis campe à la belle non loin de la route, sous un ciel rempli d'étoiles et sans pollution lumineuse !