jeudi 4 mai 2017

Jour 29 :

03.05.2017 : 17,2 miles ou 27,7 kms avec 1500 mètres de dénivelé positif.

Apparemment, j'ai dormi en plein sur la faille de San Andreas, mais ça va, le sol ne s'est pas ouvert pour m'engloutir.

Départ très tôt, avant le jour, pour avancer le plus possible avant qu'il fasse intenable. Il y a des Q-tips dans la cache. Ça reste une des trucs que je préfère y voir !


Aube...

Très vite, ça monte. Il y a eu un feu l'an passé ici, est le trail est par moment en très mauvais état. À quelques endroits, il n'y a plus de trail du tout et le sable instable menace de dévaler la pente à mon passage.



J'avance assez bien jusqu'à midi, ou je me fais une jolie pause / sieste à l'ombre. L'après-midi va se gâté. Est-ce la chaleur, l'eau que je n'ai pas filtrée avant hier, ou le Mc Do ? Quoi qu'il en soit, mes intestins font des vrilles, et l'endroit ne se prête guère à des arrêts intempestifs. Heureusement, cela passe assez vite, je fais l'hypothèse du mc do.

Comme je reprends mon rythme, je sursaute soudain : je suis en train de me faire "sonner" par un beau spécimen à sonnette, qui souffle aussi la tête dressée. Il est un peu plus foncé que les précédents... couleur locale ? Je recule prudemment, mais il a beau être 2 à 2m50 plus bas que le chemin quand j'ose m'avancer à nouveau, il re-sonne. C'est un bruit qu'on n'oublie pas de sitôt !

Seulement, j'ai aussi perdu pas mal d'eau grâce aux fantaisies de ma poche à eau. J'ai donc peu d'autres solutions : il faut impérativement continuer jusqu'à la source... J'arrive progressivement en altitude dans une forêt, il y fait moins chaud.


À l'ombre d'un géant...

Arrivée au premier camp possible, je fais une pose. Et voici qu'arrivent deux motards, qui me demandent si va et si j'ai assez d'eau. Je dois avoir mauvaise mine, ils me demandent plusieurs fois si ça va. Ça me rebooste pour continuer. Merveilleuse Californie : à 19h, à 2500 mètres d'altitude, je suis en T-shirt !



Et sacré PCT : le tout dernier bout avant la source est une montée super raide, puis il faut encore redescendre 300 mètres aussi raides pour aller à la source, qui ne coule plus tellement... Je pêche juste de quoi faire la nuit et les 5 miles de demain. Je suis fourbue.

Dans la nuit, des yeux me regardent faire mon souper : des biches ou des cerfs, de ce que je peux en dire. Je ne serai pas toute seule cette nuit...

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