samedi 6 mai 2017

Jour 32 : Tempête

06.05.2017 : 6,5 miles ou 10,5 kms

Il ne gèle pas cette nuit, mais j'ai quand même très froid. J'ai l'impression que mon café se refroidit instantanément. Je vais marcher avec ma doudoune, ce matin.

Avant de partir, je vais discuter un peu avec Yoda. Il me dit "mon genou est pire que hier, ma rando est terminée", et évoque ce qu'il va faire aux States pour vivre économiquement pendant sa convalescence. Je lui propose de lui prendre du poids, mais je vois aussi qu'il veut être seul. Je pars donc, avec mauvaise conscience de laisser quelqu'un en pas très bon état en haut d'une montagne. Par ailleurs, ça me plombe quelque peu le moral : les gens plus âgés ou moins entraînés tombent comme des mouches, et je n'arrive pas à suivre le rythme effréné des jeunes qui ont pris de l'avance.


Encore au dessus des nuages...




Les mystères du feu... arbre creux.

C'est vraiment le chemin des crêtes ce matin encore. Il fait bien froid et je filme les nuages qui passent les crêtes et envahissent le désert. Alors que je perds de l'altitude, c'est d'abord le brouillard, puis il pleuvine, et enfin il pleut carrément.

Au camp, je rencontre un groupe de scouts et discute un peu avec un des encadrants. Aux States, ce sont des adultes. Prévisions météo : 3-5 cms de neige et températures en dessous de 0 à l'altitude où nous sommes. Or je sais maintenant que je n'ai pas exactement le matériel qui me permettrait de traverser ces intempéries convenablement. Il me paraît plus raisonnable de me réfugier en plaine le temps que cette météo passe.

Alors que je descends au trailhead, on y voit à peine à 10 mètres. Ce qui m'hallucine, c'est que je croise des gens qui sont en train de monter pour aller camper ! Une fois au parking, c'est pire, un fort vent souffle en rafales une pluie glacée et je suis trempe en moins de 10 minutes. Il n'y a nulle part ou se réfugier, et je ne suis pas encore assez désespérée pour m'abriter dans les toilettes. Des fois elles sont propres, mais celles-ci puent.

Heureusement, j'arrive à hèler une voiture, surtout qu'il n'y a pas exactement beaucoup de circulation par le temps qu'il fait. C'est Denis, un jeune allemand en vacances qui fait un road-trip. Il espérait de la vue... pendant la plus grande partie du trajet, on y voit à 200 mètres maximum, vu le brouillard. Je suis congelée. Il va à Pasadena, alors... moi aussi. Le second motel où nous nous arrêtons pour demander à une chambre, donc il me dépose là. Mais pas sans avoir fait un selfie avec la folle qui s'est mis en tête de marcher du Mexique au Canada !


Los Angeles sous le mauvais temps...


Merci Denis !

2 commentaires:

  1. Trop mythique: la folle!!
    J'en profite pour t'annoncer la naissance de Clarisse le 6.5.2017!
    C'est du bonheur de te lire, avec des hauts et des bas...
    Je t'embrasse.
    VL de Lausanne

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