jeudi 25 mai 2017

Jour 50 : à travers Landers Meadow

25.05.2017 : 19,1 miles ou 30,7 kms

Ce matin je m'offre un bon café avant de partir. Les premiers miles d'aujourd'hui sont délicieux : le Pct suit le vallon de Landers Creek, un ruisseau indiqué dans le water report comme étant généralement à sec, mais qui cette année coule à flots. Tout est verdoyant. Il y a un côté très ressourçant à cette oasis de verdure dans cette section si sèche.



En milieu de matinée, je suis à la prochaine source pour faire le plein. Prochaine section sans eau : 36 miles (58 kms)! Or, ma capacité de portage est d'un peu plus en 5 litres. Pas réellement suffisant, et d'autant plus frustrant que mon autre poche à eau est dans ma bounce-box, à Lake Isabella, de l'autre côté de cette portion sèche ! Ma fois, je ferais attention, ou je marcherai de nuit.. Un randonneur venant en sens inverse m'apprend qu'il y a deux caches sur le tronçon, mais ce sont des informations à prendre avec circonspection.





Le chemin quitte bientôt la forêt de pins, et bien que je sois à près de 2000 mètres d'altitude, revoilà le désert, ses boulders, ses cactus et sa chaleur !

C'est d'autant plus paradoxal que les montagnes au loin affichent désormais clairement leur blanc manteau !

En arrivant à la première cache annoncée soulagement : il y a bien de l'eau, et de l'ombre sous un Joshua Tree ! Je m'y installe en jurant ne pas en sortir avant 16h. Peu après, nous voyons arriver depuis l'autre côté un hiker qui titube. C'est Steve, un southbounder qui a commencé la section il y a deux jours à Walker Pass. Il pète les plombs : trop dur, il veut rentrer à la maison. C'est la première fois que je vois quelqu'un qui part en live. Bien sûr, tout ces gens qui ont disparu du trail parce que c'était trop dur, on en entend parler... Mais le téléphone du chemin n'est pas toujours très fiable, alors on suppose. Cette fois c'est en direct. Comme Steve entend une bétaillère venant sur la route de campagne non loin, il descend pour l'intercepter. Trop tard !

Un moment après, Mitch l'averti : une voiture approche ! Steve se jette en bas de la pente et presque sous les roues du Suv : est-ce que vous allez en direction d'une ville ? Le gars accepte de l'emmener un bout après il devra encore marcher 6 miles de route. Il vient reprendre son sac et trois litres d'eau et hop, disparaît ! C'est vrai qu'il n'avait pas choisi la facilité, mais le pétage de plombs est impressionnant. Je pense qu'il doit y en avoir plus qu'on ne croit.

A 16h, je reprends le chemin, avec pour objectif le prochain camp possible, dans environ 7 miles. À 6 miles, table de camping et Root Beer à l'ombre d'un panneau d'affichage — merci pour le trail-magic ! J'envisage de camper là avec deux allemandes, qui comme moi, apprécieraient l'usage de la table, mais il souffle tellement que ça parait difficile de cuisiner là. Par ailleurs, l'endroit n'est vraiment pas propre.

Je me hâte donc de faire encore un petit demi-mile avant la tombée de la nuit, et me trouve un bout de terrain plutôt plat à l'abri d'un boulder et de Joshua Trees. Vu comme il vente alors que j'écris ceci, je n'aimerais pas être restée sur la crête !


Fruits du Joshua Tree. Il paraît qu'ils sont comestibles. Je n'ai pas tenté.

2 commentaires:

  1. Bonjour Diane et merci pour ce blog )
    Concernant le sac de couchage il vaut mieux prendre un limite confort à - 13° C (soit environ 10°F ?
    À demain !

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    1. Bonjour ! Sans aucun doute, en ce qui me concerne, maintenant, cela dépend aussi de la marque, et si vous êtes frileuse...

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