dimanche 11 juin 2017

Jour 64 : Demi-tour sur le Whitney

08.06.2017 : 10 miles du Jmt et 3,3 miles du Pct ou 21,4 kms

Comme prévu, debout à deux heures du matin pour se lancer à l'assaut du Mt Whitney. Je n'ai pas la forme. Je ne sais pas si c'est le stress du au fait de marcher de nuit, ou celui lié à l'attitude de Romana, je fais un épouvantable mal des hauteurs. Si bien qu'à 3900 mètres, quand j'arrive à ce que quelqu'un m'a décrit comme le couloir de la mort, je renonce. Je n'ai pas l'énergie de grimper ce raidillon verglacé. C'est avec un immense soulagement, et aussi une certaine tristesse, que je renonce. Je regrette un peu ma décision quand je croise deux gars que je connais, dans la descente, qui y vont gaiement, plusieurs heures plus tard que ce que d'autres considèrent déjà comme trop tard. Je suis persuadée que seule ou mieux accompagnée, je l'aurais fait. Mais comme me dit Maren, on peut toujours revenir quand il y aura moins de neige. Et c'est beau quand même.




Le fameux Guitar Lake

De retour au camp, j'ai mal partout. Mes souliers neufs y sont pour quelque chose. De plus, difficile de réussir à fermer l'œil. Il fait soit intenable dans la tente ou au soleil, soit froid à l'ombre.

Vers 15h, Romana veut partir. Je me demande si c'est pour éviter de croiser Mattias qu'elle a jeté comme une vieille chaussette. Nous ferons 3,3 miles sur le Pct et nous arrêterons pour camper à côté d'une rivière intraversable ce soir. Il y a juste la place pour poser la tente entre deux bancs de neige. Je me suis fais mal dans une dérupe incontrôlée à la fin de l'après-midi. Il faut dire que je trouve qu'avec toute cette neige et les difficultés de navigation que cela entraîne, Romana prend des risques inconsidérés. Je ne suis pas vraiment obligée de la suivre, j'en suis consciente, mais vu qu'apparemment tout le monde est unanime sur le fait qu'il est plus sur d'être en groupe, je me résigne.
Bon, il y a des gens qui l'ont fait tout seuls, mais vu les conditions actuelles, je ne suis qu'à moitié prête à prendre le risque.

Bref, une journée mi-figue, mi-raisin, mais quelque part je suis intimement persuadée que les leçons de tout cela ne sauraient tarder. C'est peut-être l'occasion de préciser que pour moi cette balade est d'abord une expérience humaine et spirituelle. J'ai remarqué que pour certains le côté performance sportive compte beaucoup, mais en ce qui me concerne, cet aspect là m'échappe complètement.

2 commentaires:

  1. Sage décision ma belle. Bisous. 😊

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  2. Dans toutes les situations, écoute ton instinct, tes tripes. Ils te guideront toujours :)

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