mercredi 23 août 2017

Jour 136 : l'enfer des moustiques !

18.08.2017 : 15,8 miles ou 25,4 kms

Aujourd'hui va être une bonne journée. Le trail va être plat. Non, je corrige : le Pct paraît toujours plat à quelqu'un qui randonne dans les Alpes ou les Pyrénées, puisqu'il a été conçu pour être utilisé aussi par les cavaliers et que la prenne ne dépasse donc jamais 7 ou 8 ou 13 % — je ne me rappelle plus du chiffre exact. Aujourd'hui, peu de dénivelé au programme, à peine plus de mille pieds.

Je m'en vais donc tranquillement. Je croise des promeneurs venant dans l'autre sens qui ont leur filet à moustiques, mais cela ne me semble pas très utile pour l'instant.


Il va y avoir des traversées de rivières, aujourd'hui.


Ouf, il y a un pont !

Vers midi commencent les traversées de rivières sans pont. Pour la première, j'enlève les chaussures et mets mes sandales, pour la seconde... pas. L'eau est froide, mais ça va.


Je passe le marqueur des 1000 miles. Évidemment, c'est pour ceux qui vont dans l'autre sens, et moi je n'en suis qu'à environ 900, mais passer à des nombres à trois chiffres et pas quatre, ça m'encourage, puisque ça me rapproche de là où j'ai laissé le trail.


Je vois beaucoup de biches, aujourd'hui, certaines avec leurs petits. Les faons poussent de petits cris qui ressemblent à des miaulements.

Il tonne au loin. Pendant longtemps. Puis il pleut, un peu. Je passe mon Tywek autour de moi et continue. Je passe Dorothy's lake, puis le col, puis pendant des miles et des miles, c'est une prairie qui descend en pente douce. De l'eau dans des milliers de ruisseaux, le trail qui est souvent une rivière de boue, des tas et des tas de marécages car tout est inondé. C'est l'enfer des moustiques ! Je m'asperge d'anti-moustique régulièrement, met mes manches longues, essaye d'aller plus vite qu'eux, en éclafe des dizaines, mais rien n'y fait. Je me fait dévorer même à travers les vêtements.

Après la dernière traversée de rivière, gelée cette fois, je repère un coin plat sablonneux, pas juste à côté d'un marécage, où je me dépêche de monter ma tente, dans laquelle je m'enferme. Espérons qu'il n'y aura pas d'orage cette nuit, ce n'est pas super abrité.

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