lundi 28 août 2017

Jour 145 : Silver Pass

27.08.2017 : 11 miles ou 17,7 kms

La matinée commence tranquillement, par une longue montée graduelle jusqu'au col. Je passe près de petits lacs qui ont tous des noms en lien avec des indiens.



Lorsque j'arrive au col, je suis toute surprise d'y être déjà.


Joli panorama depuis Silver Pass

La descente est d'abord douce, puis devient une pente très raide et malgré que je sois précautionneuse, les genoux sentent passer. Il y a un ruisseau à traverser, dont la cascade qui dessus de nous est impressionnante.


Cascade...

Puis c'est Mono Creek, à la réputation sulfureuse... Passez votre chemin, il y a rien à voir ! Il suffit de jouer à saute-caillou pour le premier passage, et de monter sur un tronc gigantesque pour le second. Comme quoi, encore une fois, il faut se méfier des réputations.

Je quitte le Pct pour prendre le chemin en direction du lac Edison. Il y a un ferry, deux fois par jour, qui amène les randonneurs à Vermillion Valley Ressort, où je vais me ravitailler. Le lieu est connu pour être sympa, mais cher. Seulement, si on compare avec la complication et le prix d'envoyer un seau à Muir Trail Ranch, par mulet, le choix était assez vite fait.



L'embarquement sur le ferry est rigolo. On aligne les sacs et les hikers. La proximité délie les langues. La plupart des autres randonneurs font tout ou partie du Jmt. Ils me remontent le moral, dans le vouloir : certains ont mis entre 8 et 13 jours pour faire ce que j'ai fait en quatre. Moi qui me sentait si lente ! Mais ils sont pour la plupart en vacances et se coltinent des sacs de quinze tonnes.



Je m'installe dans le camping, gratuit, dévalise ce qu'il y a à dévaliser dans la hiker-box nourriture, prépare mon ravitaillement et m'offre un bon steak, le premier digne de ce nom depuis que je suis aux States.

Aujourd'hui, seule Pctiste au milieu de vacanciers, je mesure l'abîme qui me sépare désormais de toutes les croyances sociales autour du travail, du temps, de l'argent... Je n'y croyais déjà pas beaucoup avant de partir, mais comme là, ça fait cinq mois que je suis sortie de ce délire, je vis au quotidien que la réalité dominante n'est pas LA réalité. Consolation : le fait de savoir qu'il y a de plus en plus de gens qui osent sortir des sentiers battus et créer nouveaux modes de vivre et d'être.

2 commentaires:

  1. Je vais faire une pause de 5 mois hors du délire. Le plus sera sûrement d'y retourner.
    Est il fans vos projets d'y retourner aussi ?

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    1. J'y retourne, pas de gaieté de cœur, mais parce que c'est ce qui est prévu pour l'instant. L'avantage des pauses, c'est que ça donne des idées... Profitez bien de la vôtre !

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