mercredi 6 septembre 2017

Jour 149 : Muir Pass

31.08.2017 : 16,8 miles ou 27 kms

Le club med' d'à côté est debout aux aurores, sans respect pour le voisinage. Et j'ai passé une très mauvaise nuit, car quelqu'un non loin avait un matelas Thermarest Neoair, et ce truc fait un bruit épouvantable. Même les gens qui dorment dessus, je ne sais pas comment ils font. Je crois qu'ayant reçu beaucoup de plaintes, Thermarest a changé la matière de ses nouveaux modèles, mais les anciens continuent à sévir.



Je pars donc dare-dare dans le petit matin, espérant semer ces sauvages. Après une petite heure, le soleil pointe des rayons sur les rochers que je longe, et je peux mener à bien l'indispensable opération séchage de la tente et du sac de couchage, vu que j'ai dormi juste au bord du lac. Il y a un, deux, trois lacs à longer avant d'arriver en vue de Muir Pass. C'est très décevant. C'est tout plat. Aucune difficulté technique. Pour dire que les américains nous bassinent sans cesse avec des citations de Muir dès qu'il s'agit de montagnes ou de nature, je m'attendais à plus majestueux pour le col qui porte son nom.


La fameuse hutte...




Le plus joli, c'est le plafond...

Des Pctistes, que je sais avoir déjà vu quelque part, expliquent le Pct à des Jmter intéressés. Je m'éloigne. Je risquerait de dire à quel point je trouve tout cela décevant. C'est le chemin des Crêtes du Pacifique ! Et c'est quand la dernière fois que j'ai été sur une crête, hein ? Je crois bien que c'était il y a plus de 100 miles — et pour sûr dans le désert, mais ça fait loin...
Je suis entourée de magnifiques parois rocheuses, mais pas un sommet, pas une arrête... Juste montrer, descendre, un col, puis un autre...

Bon j'essaie d'être positive et me dis : au moins c'était facile. Et soyons honnêtes, j'ai l'impression que l'approche par le sud est plus intéressante. Bon, je dévale les cinq miles suivants qui me font reperdre toute l'altitude péniblement gagnée ces deux derniers jours. On m'avais annoncé l'apocalypse de la neige, mais c'est facile, tout a fondu.



Le trail est un ruisseau. Il suffit de jouer à saute-cailloux.


Lui il a une tête sympa !

Je fais encore quelques miles dans la vallée, puis monte le camp. Les nuages sont indéchiffrable. Puis quand vient la nuit, il se met à pleuvoir et à tonner. Et dire qu'il y en a qui font tout le Pct jusqu'à Washington pour avoir le plaisir de se faire pleuvoir dessus tous les jours...

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