dimanche 17 septembre 2017

Jour 163 : Plumes

15.09.2017 : 19,7 miles ou 31,7 kms

Ce matin, dans la décente en direction de la rivière Feathers, je rencontre les trois suisses dont on m'avait parlé. Ça fait du bien de voir de nouveau régulièrement des thrus. Cette année, vu la météo, aller du nord au sud était sans aucun doute le meilleur choix.


La rivière Feathers / Plumas national forest

Par contre, comme je descend en dessous de 4000 pieds d'altitude, qui revoilà ? Les mouches, ces petites mouches noires qui visent les yeux et les narines. J'essaie de rester zen un moment, puis je craque et sort le filet anti-moustique.

À ma surprise, cette montée de plusieurs milliers de pieds est finalement facile. Toujours sur le principe de la pente faible qui dure longtemps, ça passe tout seul.


En haut, j'atteins Lookout rock. Le rocher point de vue.


Puis un peu plus loin, c'est un trail-magic totalement inattendu et parfaitement génial, là au milieu de nulle part : une caisse de livres. Je m'autorise à en prendre un puisque cela fait longtemps que je n'ai porté de superflu et que je suis bientôt au bout de mon voyage. The Inheritance of Loss, de Kiran Desai. Déjà, le titre me parle totalement, et de plus j'ai toujours aimé l'écriture incroyablement fine et poétique des auteurs indiens anglophones.

Lorsque j'atteins la route qui même à Bucks Lake, pas de voiture. J'attends un quart d'heure, vingt minutes, pas une seule voiture. La nuit va tomber, alors je me remet en chemin. J'ai encore juste le temps de faire de l'eau et de trouver un minuscule endroit où poser ma tente, sur une crête.
Et là, la seule fois où j'en ai besoin, zut ! Ma lampe de poche a disparu ! Elle a du tomber de mon sac lorsque j'ai sorti le filet à moustiques. Cela me chagrine, non parce que j'en ai un besoin impérieux, mais parce que de tout ce que je transporte, c'est sans doute ce que j'ai de plus polluant, à cause de piles. J'espère que quelque la trouvera et la ramassera.

Je me couche de fort méchante humeur. Je crois que la perspective de mon prochain retour en Europe ne m'enchante guère.

1 commentaire:

  1. Oui, j'imagine que le retour va être difficile. Alors profites des ces derniers jours, sans trop y penser car de toute façon cela viendra trop tôt. Et nous serons là pour t’accueillir (ou te voir repartir ;-) A bientôt. Nicolas

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